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Tour de France 14

15 juillet 2017 - 18:44

Michael Matthews s'impose en costaud à Rodez, Chris Froome récupère le maillot jaune

Au sommet de la côte de Saint-Pierre, à Rodez, Michael Matthews (Sunweb) a remporté, en puncheur, la 14e étape du Tour de France 2017, devant Greg Van Avermaet et Edvald Boasson Hagen. Mal positionné au pied de la rampe finale, Fabio Aru a cédé 24 secondes à Chris Froome, qui a repris possession du maillot jaune deux jours seulement après l'avoir perdu, sur les pentes de Peyragudes.

Cyclisme sur route - Tour de France - Deuxième succès sur le Tour de France pour Michael Matthews, samedi à Rodez. (Reuters)

Deuxième succès sur le Tour de France pour Michael Matthews, samedi à Rodez. (Reuters)

L'explication finale, samedi lors de la 14e étape du Tour de France 2017 entre Blagnac et Rodez (181,5 kilomètres), a tenu ses promesses, et fera sans difficulté oublier les 180 premiers kilomètres de course, au scénario tristement convenu.

Après une échappée à cinq vouée à l'échec, et un baroud d'honneur de l'un des fuyards, Thomas De Gendt (Lotto Soudal), la côte de Saint-Pierre, longue de 570 mètres à 9,6% de pente moyenne, a pleinement joué son rôle de dynamiteuse. Dans cette rampe finale pour puncheurs de gros calibre, c'est l'Australien Michael Matthews (26 ans) qui s'est montré le plus costaud, prenant à la pédale la mesure de Greg Van Avermaet (2e), Edvald Boasson Hagen (3e) et Philippe Gilbert (4e), qui a sans doute lancé trop tôt les hostilités entre favoris.

Matthews, qui obtient en Aveyron son deuxième bouquet sur le Tour (après avoir profité l'an passé du déclassement de Bouhanni), assure un joli doublé à sa formation, Sunweb, au lendemain du succès de Warren Barguil, à Foix.

Bien mal placé au pied de la rampe finale, Fabio Aru (Astana) a perdu très gros : seulement trentième sur la ligne d'arrivée, à 25 secondes du vainqueur, l'Italien a cédé son maillot jaune à Chris Froome (7e de l'étape), qui réalise l'excellente opération du jour. Le Britannique est de nouveau leader de l'épreuve, avec désormais 18 secondes d'avance sur Aru, 23 sur Romain Bardet (3e) et 29 sur Rigoberto Uran (4e).

 

Une échappée bien trop maigre pour espérer aller au bout

On espérait secrètement, alors que Christian Prudhomme agitait son petit drapeau au km0, à Blagnac, qu'un groupe conséquent allait s'extirper du peloton, et mener toute la journée la vie dure à ce dernier. Le début d'étape a malheureusement ressemblé à beaucoup d'autres, depuis le départ à Düsseldorf, puisque ce sont seulement quatre coureurs (Voeckler, De Gendt, Bouet et Rossen), bientôt rejoints par un cinquième larron (Hollenstein), qui ont courageusement pris les rênes de la course. Derrière, Astana n'a eu qu'à entourer son maillot jaune, Fabio Aru, la BMC et Sunweb assurant un long moment la majorité des relais en tête de peloton, en prévision du duel final Matthews-Van Avermaet, vainqueur en 2015 lors d'une arrivée strictement identique.

Le quintette n'a compté que trois minutes d'avance, au maximum, avant que Thomas de Gendt n'accélère dans la côte de Centrès (2,3 kilomètres à 7,7%), deuxième difficulté répertoriée de la journée. Seul Thomas Voeckler a soutenu un temps le rythme du Belge, vainqueur l'an passé (un 14 juillet) au Chalet Reynard, avant de capituler à son tour à 32 kilomètres du terme de l'étape. La côte de Bonnecombe (non répertoriée) a mis fin à la folle entreprise du combatif du jour, de retour dans le rang vingt kilomètres plus tard. Un quatuor (Caruso, Périchon, Arndt et Lammertink) a bien tenté de s'extirper dans la foulée, sans grande réussite.

  Fabio Aru a payé cher son mauvais positionnement au pied de la côte de Saint-Pierre  

Mal positionné au pied de la côte de Saint-Pierre, ce qui pose à la fois question sur la force de son équipe et sa forme du moment, Fabio Aru n'a jamais réussi à recoller sur ses principaux rivaux. À l'arrivée, le débours est lourd pour l'Italien, qui n'aura porté que deux jours la tunique jaune de leader : 24 secondes lâchées à Froome (7e, 6e lors de l'arrivée identique il y a deux ans), Martin (8e) et Uran (9e), 20 secondes à Bardet (11e), qui a lui lâché quatre secondes au Britannique et au Colombien, et Simon Yates (13e), dix secondes à Landa (20e) et trois secondes à Quintana (23e) et Contador (24e), eux aussi en retrait dans le final au lendemain de leur raid pyrénéen. En difficulté dans le final à Peyragudes, jeudi, Froome a parfaitement géré les deux étapes suivantes, et repris le contrôle d'une épreuve qu'il ambitionne de remporter pour la quatrième fois.    

Trente-neuvième de l'étape, Pierre-Roger Latour (AG2R) gagne une place au général, et est désormais douzième (+10'56''). Dimanche, le peloton de 176 coureurs rejoindra Le Puy-en-Velay depuis Laissac-Sévérac L'Église (189,5 kilomètres), avec le col de Peyra Taillade (8,3 kilomètres à 7,4% de pente moyenne, sommet à 31,5 kilomètres de l'arrivée) en potentiel terrain de jeu pour les favoris, à la veille du deuxième jour de repos. 

 

 

 

 

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